13éme étape : d’Auvillar à Castet Arrouy

Lundi 30 Mai 2011

Kilométrage : 22,5 kms          Hébergement : le gîte du chien pélerin à Ste Mère l’église (à 5 kms de Castet Arrouy mais prise en charge à Castet Arrouy)

 
13-03 Ici vit un pecheur
13-04 Nous laissons derriere nous Auvillar avec un peu de nostalgie
13-05 Entree du village St Antoine
13-06 Eglise de St Antoine
13-07 Portail de style mozarabe
13-09 Regroupement des pelerins partis du gite d'Auvillar
13-11 La campagne avant d'arriver a Flamarens
13-12 Flamarens au loin sur sa butte, une grimpette en perspective
13-14 Vestiges de l'eglise St Saturnin de Flamarens
13-15 Buvette a l'interieur de l'eglise proposee par les benevoles pour recolter des fonds
13-16 Il reste des traces des peintures sur les murs
13-17 et quelques vestiges de la decoration
13-22 Derriere nous Flamarens se detache sur l'horizon
13-23 Apres Flamarens en route pour  Miradoux
13-24 Eglise de Miradoux tres massive avec des coquilles sur le portail
13-30 Le gite de Pascale est sur le chemin du Nord a Ste Mere (Pascale est originaire du Nord)
13-31 Chambre d'hote chez Pascale a  Ste Mere qui est venue cherche a Castet-Arrouy
13-32 Entree du gite, sur un meuble les credanciales avec les tampons jusque Jerusalem
13-33 Le coin salon
13-34 Le coin salle a manger et cuisine
13-34 Le jardin de cote
13-36 De quoi se faire peur la nuit
13-38 La maison vue du jardin
13-42 Sa girouette  illustre le pelerinage qu'elle a fait avec son chien
13-43 Pascale nous emmene visiter Ste Mere, le porche d'entree
13-46 Le portail de l'eglise
13-51 La campagne environnante
13-53 Une cloche surdimensionnee qui a le don de declencher l'agressivite du labrador de la maison contre tout etranger
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Lever habituel. Problème, la cuisine est équipée mais pas en café, thé… Comme la veille nous étions Dimanche, nous n’avons pu trouver du pain pour le petit déjeuner. Nous mettons en route vers 7h en espérant trouver un bar ouvert au village. Passé la tour, on nous indique que le tabac-presse fait dépôt de pain. Pendant qu’Andrée attend l’ouverture, je me dirige vers l’auberge un peu plus loin sur la gauche. Un passant me voyant roder autour de l’auberge me signale qu’elle n’ouvre qu’à 8h. Je rejoins Andrée en conversation avec une autre personne qui lui indique l’auberge d’où je viens. Comme je lui signale son ouverture tardive, il réfléchit un quart de seconde et nous invite à le suivre pour prendre un café chez lui.

Nous hésitons quelque peu étant donné l’heure assez matinale mais il insiste et nous finissons par le suivre non sans avoir demandé si on ne s’écartait pas trop du chemin. Mais il nous assure être sur le chemin. Effectivement, sa maison est à l’angle du carrefour avec notre chemin. Nous entrons chez lui, son épouse nous reçoit sans surprise. Et nous prenons le café en leur compagnie.

Nous aurions aimé continuer la conversation en leur compagnie, car Monsieur est une des figures du village, il est passionné par son histoire. Il a participé à la réalisation d’une reconstitution faite sur le parvis de l’église pour l’année jacquaire de 2010. Les marches devant l’église formant théâtre extérieur étaient noires de monde. Il en est très fier. De même avec l’aide du 2ème ancien du village, ils ont créé un DVD sur lequel ils racontent l’histoire du village, du Lot tout proche. Il est passionnant à écouter.

Mais il est temps de partir. Sur le pas de la porte, il nous avoue qu’il n’est pas rare qu’il propose à des pèlerins de passer chez lui. Un dernier salut devant son mur sur lequel est écrit « Aqui vive un Pescador »(ici vit un pêcheur ) et nous entamons notre chemin.

Le ciel est nuageux, le chemin monte et descend comme tous les autres jours. On est loin de notre plat pays.

Nous arrivons assez vite au village de St Antoine. Curieux village, la rue centrale qui prend naissance après un porche sous une tour est interdite à la circulation. Un bar-restaurant bien nommé « la coquille » propose ses tables au milieu de la chaussée. Nous ne sommes pas les seuls, presque tous les occupants du gîte d’Auvillar s’y trouvent déjà. Un solide petit déjeuner nous met définitivement d’aplomb pour reprendre la route.

Nous repartons et au passage nous entrons jeter un coup d’œil au village de Bartigue.

Puis le chemin nous mène à Flammarens après une montée sur bitume assez rude. Nous arrivons dans Flammarens à proximité d’une église en ruine vraiment en ruine et là surprise à l’intérieur des bénévoles se relayent pour accueillir les pèlerins et leur proposer des boissons. Le projet de ces bénévoles est de réhabiliter l’église : il y a beaucoup de boulot en perspective. Nous nous attablons en compagnie des pèlerins vus au gîte d’Auvillar.

2 cyclistes se joignent bientôt à nous. L’ambiance est fort joyeuse.

Après l’église, nous jetons un coup d’œil au château en cours de restauration également mais c’est l’œuvre d’un particulier et la restauration est déjà bien avancée. Le village n’offre pas d’autre intérêt, nous repartons sans plus tarder.

J’ai oublié de signaler que depuis que nous sommes entrés dans le Gers, nous avons la chance de pouvoir emprunter des sentiers aménagés en bordure de route. Plus nécessaire de marcher sur le bitume. C’est plus agréable et plus sécurisant. Nous apprendrons dans la soirée qu’il y a eu un grand débat dans le département aboutissant à un accord avec les paysans qui ont accepté de céder des bandes de terrain le long des départementales. C’est une très belle réussite, bravo à tout le monde.

Le chemin nous mène alors à Miradoux. Des pèlerins ont déjà investis des bancs sur une petite placette, déjà rencontrés dans l’épicerie de Montcuq pas super sympas. Nous continuons et nous trouvons un banc près de l’église. Casse croute tranquille. Un petit coup d’œil à l’église du 13ème siècle de style roman, construite sur l’emplacement du château fort, son clocher est massif et inachevé, dommage elle est fermée. Le portail d’entrée du 16ème siècle provient d’une autre église démolie, sur la façade on peut voir la reproduction de coquilles St Jacques. Les rues adjacentes ne sont pas dépourvues d’intérêt, quelques maisons anciennes à colombages ont été restaurées.

Nous repartons cependant assez vite, il reste du chemin. Après une partie de bitume, nous bifurquons sur un sentier à gauche et nous cheminons alors entre champs de maïs et de tournesol. Nous passons pas loin des ruines du château de Gachepouy. Il ne reste plus grand’chose.

Nous finissons par apercevoir Castet Arrouy (prononcer Castet Arouille). D’après le topo guide cela signifie « Château rouge ». Arrêt sous le porche de l’église au moment même où il se met à pleuvoir, une vraie chance. Notre hébergeuse qui doit venir nous prendre pour nous emmener à Ste Mère l’église à quelques kilomètres nous appelle et nous signale qu’elle vient nous chercher.

Quand elle nous prend en charge, le couple d’allemands Heidi et Bernard sort du gîte communal, un problème de place auquel s’ajoute un problème de propreté les font renoncer à s’installer au gîte pour la nuit. Notre hébergeuse leur propose de les emmener, ils sont ravis et montent avec nous.

Ste Mère l’église se trouve à quelques 5 kms de Castet Arrouy. Une petite rue bordée de quelques maisons nous amène à un porche sous une tour qui mène au vieux quartier avec son château habitée et son église. Le gîte est juste à côté. Au dessus de la maison, une girouette représentant un pèlerin avec un chien symbolise pour Pascale  le pélerinage qu’elle a fait avec  son chien. Notre hébergeuse qui s’appelle Pascale nous le fait visiter.

Dans l’entrée, sur une petite table les crédanciales de Pascale. C’est une pèlerine convaincue. Elle nous raconte qu’elle est rentrée depuis peu de son pèlerinage à Jérusalem, en 2 temps car un accident en Turquie a entrainé son rapatriement. Elle nous propose une des 3 chambres décorées selon un thème différent pour chacune. Pour la nôtre, le thème est Tombouctou. La déco est superbe. Sur un valet de pied, un costume de touareg splendide. Nos amis allemands choisiront le dortoir. Pascale nous fait visiter sa maison qu’elle a refaite entièrement pour accueillir des pèlerins. Une mezzanine domine la salle de séjour, salle à manger et salon à droite, cuisine à gauche. Il n’y a pas d’étage, poutres apparentes mais blanchies par Pascale. L’effet est très réussi. C’est du « rustique contemporain ». Derrière la maison, on aperçoit un grand jardin.

Après notre installation, Pascale propose de nous faire faire le tour du village. Elle nous ouvre même les portes de l’église puisqu’elle en a les clefs, nous entraîne jusqu’au château. Derrière le château, un très beau jardin avec une vue dégagée sur l’horizon.

En revenant nous remarquons au-dessus d’un portillon, une énorme cloche d’église. A cet instant, la propriétaire arrive avec son chien. Elle nous explique que le chien est très sensible au tintement de cette grosse cloche.

En rentrant au gîte, Pascale nous entraîne dans son jardin pour nous montrer ses fleurs et ses chèvres. Peu de temps après d’ailleurs elle remarque qu’elles sont rentrées dans leur enclos : signe de pluie.

Comme annoncé, le repas n’est pas prévu. Non pas qu’elle n’assure jamais de repas mais nous sommes Lundi et le Lundi elle se réserve une soirée pour différentes activités. Mais un courant de sympathie s’est créé, elle est vraiment désolée de ne pouvoir nous avoir à table, il faut dire qu’elle est originaire du Nord qu’elle a travaillé au CHR de Lille, pour nous forcément ça crée des liens. Curieusement, l’adresse de son gîte est « chemin du Nord ».

Elle nous confie qu’elle a acheté cette vieille maison et qu’elle l’a toute retapée en 9 mois.

Pour le soir, elle nous conseille de rejoindre à pied la départementale à 15 minutes pour trouver une bonne pizzeria.

Ce que nous faisons avec notre couple allemand. Pendant le dîner, Pascale nous appelle une 1ère fois pour nous signaler qu’elle s’est chargée de rentrer notre linge car il s’est mis à pleuvoir. Et une 2ème fois, pour proposer de venir nous chercher s’il fait trop mauvais.

Le repas est très correct pour un prix modique. Nous avons profité de l’occasion pour goûter l’apéritif régional le floc (bouquet de fleurs en gascon) équivalent du pineau de Charente mais le cognac est remplacé par l’armagnac.

Au retour Pascale nous raconte son périple en Mongolie d’où elle a ramené une magnifique coiffe, récompense du vainqueur de course à chevaux, ensuite elle nous fait visionner un DVD consacré au Gers et aux efforts consentis pour l’accueil de pèlerins. Très bonne soirée. Au cours de la nuit un gros orage a éclaté provoquant même des coupures de courant.


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