Enseignement

Cette expérience nous a apporté de nombreux enseignements :

– La préparation physique est extrêmement importante. C’est le meilleur moyen de  bien vivre son chemin. Pouvoir visiter les sites rencontrés, jouir du paysage, prendre plaisir aux différentes rencontres, etc…

– La préparation du parcours. Choisir des étapes adaptées à ses possibilités. Trop longues, elles se tranforment en calvaire, trop courtes elles sont frustrantes (surtout si étape en pleine campagne sans rien à visiter).

– Le choix de porter les sacs. Je ne l’ai pas regretté.  Il existe 2 possibilités de ne pas porter les sacs :

* se faire accompagner par une voitture.

Les groupes accompagnés de voiture agacent tout le monde. Il faut avouer que ça fait un peu touristes sur le chemin. Impression confirmée dans les hégergements où naturellement ces « touristes » disposant de bagages volumineux paradent en tenue de soirée (si, si).Nous avons aussi subi un groupe qui, pas fatigué, est sorti en ville le soir et rentré très bruyamment en pleine nuit.

D’ailleurs certains hébergeurs refusent de les recevoir.

Et ça devient vite énervant de croiser tout au long de la journée certaines voitures qui font sans arrêt le parcours avec les pauses pour apporter le café à 9 heures, le casse croute à 11 h, le petit déjeuner à 13h et de l’eau tout au long… Oui ça énerve, encore plus quand après avoir trouvé un petit coin tranquille pour le pique nique on voit la voiture arrriver et se poser à côté de nous sachant que derrière arrrive un groupe d’une vingtaine de personnes. Non je ne suis pas grincheux mais il y a des groupes passablement antipathiques.

* Le portage par les services de portage. Point plus délicat, car ça peut servir de dépannage. Un jour de fatigue ou de problème de pieds, il est intéressant de ne pas être bloqué et de faire une étape avec un chargement allégé.

– Ca amène la réflexion suivante. Il est de loin préférable de marcher seul ou en couple. C’est le seul moyen de communiquer, de rencontrer l’autre. Et les rencontres je crois bien que c’est le meilleur du chemin. 2 types de rencontre : les autres pèlerins et les hébergeurs. Car nous avons aussi des hébergeurs formidables.

Un groupe a tendance à s’auto-suffire. Mais pas toujours vrai. Nous avons rencontré un groupe de bretons super sympas. Et à ma grande surprise, un groupe de nordistes super désagréables. Complètement repliés sur eux-mêmes.

– Les hébergements : Pour les adeptes de nuits calmes et réparatrices, rien ne vaut des chambres et non des dortoirs. Mais cela implique de réserver, il est bien rare de trouver des chambres sans au moins une réservation préalable de 2, 3 jours.

– Le retour. Ne pas trop compter sur le stop. Oui ça marche, surtout sur les petites routes. Les gens sont compréhensifs et s’arrêtent facilement. Mais la plupart du temps pour de petits parcours qui parfois s’écartent du trajet normal au point de complètement se perdre dans la campagne. Et sur les grands axes, là les voitures s’arrêtent beaucoup plus difficilement. A noter que la coquille mise en évidence attire la sympathie.

– Le truc idiot. Quand il faut prendre un bus (beaucoup de trains étaient remplacés par des bus pour cause de travaux), les sacs sont mis dans les soutes, ne pas oublier d’en sortir des pulls, en tout cas de quoi se couvrir car la clim  peut vous filer une super crève…


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